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AINSI NAQUIT GARGES

ujourd'hui, il est encore difficile, à partir
des documents publics, de connaître
la date exacte de création du village
de Garges. Le territoire actuel de la commune est
mentionné pour la première fois dans une charte
de Dagobert, en 631, qui reconnaît ce lieu comme
''villa'' royale.
En 950, le Gonessois, dont Garges fait partie, est
donné en fief à Hugues le Grand. Des droits seigneuriaux existent
sur ce fief pendant le Moyen Age. Les bénéficiaires sont nombreux,
parmi lesquels l'abbaye de Saint-Denis.
A partir du XVIe siècle, Garges est rattachée à la Seigneurie
de Bonneuil qui dépend du Seigneur d'Arnouville. Vers 1750,
la seigneurie de Garges est estimée d'un rapport de 25 000 livres.
Au XVIIIe siècle, Machault d'Arnouville, contrôleur général des
finances du Roi, y réalise de grands travaux. Pendant la Révolution,
le château de Garges est détruit et Machault d'Arnouville, arrêté,
meurt en prison.
On peut encore voir, en face de la Poste du Vieux Pays, la grille
du château et au croisement des avenues Charles de Gaulle
et de Stalingrad, un pavillon largement modifié.Après la Révolution,
les terres sont partagées entre deux grands propriétaires
et quelques familles de maraîchers. Garges s'étend de la Seine
à la Nonette, soit de Saint-Denis à Chantilly.
La ville portait le nom de Garges-en-France, avant de devenir
officiellement Garges-lès-Gonesse en 1941*. Les vieux Gargeois
se souviennent encore de leur village limité par l'avenue de Paris,
la rue de l'église, la rue des Menées et la rue des Moulins
(elles sont devenues :Verdun, Blouet, Stalingrad, Marcel Bourgogne).
A cette époque, la vie du village s'organise autour de l'église,
de la mairie et de la maison d'école.
UNE VIE PAISIBLE AU BORD DU CROULT
e Croult, clair ruisseau, permet
le fonctionnement de trois moulins
et prête son eau à des blanchisseries.
Son eau donnait, dit-on, une saveur particulière
au pain de Gonesse, qui eut les faveurs
royales au XIIIe siècle.Dans la rue principale,
boulanger, épicier et quelques débits de boissons
suffisaient à assurer la vie quotidienne.
Le bureau de Poste, le commissariat de Police
et de Gendarmerie sont rattachés à Gonesse,
qui est le chef-lieu de canton.

On ne connaît guère les origines de l'église
Saint-Martin, peut-être date-t-elle de l'époque
où Suger (Evêque de Saint-Denis et Ministre
de Charles V), fait élever de nombreux
édifices dans la région. On ne reconnaît
à cette église aucun style précis ce qui peut
s'expliquer par les multiples réparations
dont elle a fait l'objet
Les routes étaient constituées d’énormes
pavés qui disparurent dans les années 1945
à 1947, pour être remplacés par les revêtements
modernes.
En 1871, après la défaite et l'occupation
d'une partie de la France par les Prussiens,
l'autorité militaire décide de construire
une ceinture fortifiée au-delà des anciennes
fortifications de la capitale. L’ennemi venant
en général de l'Est, la construction de ces
forts constitue les postes avancés de Paris.
Ainsi, les forts de la Briche, de la Double
Couronne, de Stains, de l'Est, sont érigés.
Le fort de Stains (construit en 1875 ainsi
que la route qui y conduit) ne pouvant être
élevé dans l'agglomération et en terrain
plat... les architectes choisirent Garges
en raison de ses 80 mètres d’altitude.
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Garges, ce petit village
au bord du Croult
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Il aura fallu dix ans
de travail à José Garcia,
ancien Gargeois, passionné
d’histoire pour nous écrire
l’histoire d’un petit bourg
qui au 18e siècle ne comptait
que 500 âmes et qui prit
officiellement le nom
de Garges-lès-Gonesse
en 1941.
Garges, ce petit village
au bord du Crould.
Des origines à la fin
du XIXe siècle,
a paru en 2003.
Disponible au service Archives, à l’Hôtel de Ville,
01 34 53 32 00 (30 euros) |
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LE SIECLE DES GRANDS CHANGEMENTS
ntre 1910 et 1913, des sociétés financières parisiennes
achètent des terrains à Garges et les revendent par lots.
Des logements ouvriers y sont construits. C'est ainsi que
naît le premier lotissement de la ''Lutèce''.
A l'origine, il est habité principalement par des employés du gaz
de Saint-Denis. D'autres lotissements sortent de terre à
l'Argentière, à la Croix Buard, à Carnot. Le Vieux Pays demeure
le centre de la ville.
La décennie 1950-1960 est celle de la grande mutation. Dans l'immédiat
après-guerre, les choix économiques des gouvernements
et la reconstruction amènent un flux de population provinciale en
région parisienne. Cette politique de centralisation crée une crise
du logement sans précédent. Il est urgent de loger correctement
ces travailleurs. Comme d'autres communes à proximité de Paris,
accessibles par le chemin de fer, Garges est choisie pour accueillir
les nouvelles constructions. C'est pour répondre à cette
demande que sont bâtis les grands ensembles immobiliers.
Malheureusement, les pouvoirs accordés par l'Etat aux sociétés
immobilières ne permettent pas à la ville de maîtriser son propre
développement.
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De 1871 à 2007 : 16 maires
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1871 - 1878 : Hippolyte Cochet
1879 - 1913 : Jules Couvelet
1914 - 1919 : Georges Meignen
1919 - 1925 : Louis Planchon
1925 - 1929 : Charles Valtas
1929 - 1930 : Louis Planchon
1930 - 1935 : Léon Pavie
1935 - 1936 : Jean Panhaleux
1936 - 1939 : Robert Droux |
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1939 - 1944 : délégation spéciale
nommée par le gouvernement de vichy.
Délégué maire : Edouard Lagarrigue
1944 - 1947 : Georges Delaunay
1947 - 1965 : Jeanne Carnajac
1965 - 1978 : Robert Pochon
1978 - 1995 : Henri Cukierman
1995 – 2004 : Nelly Olin, Sénateur-
Maire
Depuis 2004 : Maurice Lefèvre |
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LES ARMES DE LA VILLE
 es armoiries sont les emblèmes
symboliques d'un pays, d'une ville
ou d'une famille. Couleurs et figures
sont combinées sur un blason d'après
les données de l'art héraldique.
Elles constituent une propriété qui ne peut
être usurpée ou utilisée sans autorisation.
La ville a repris les armes de Machault
d'Arnouville dont Garges dépendait
au XVIIIe siècle. Elles associent les couleurs
bleu, or, blanc, rouge et noir. En haut,
elles sont barrées d'une bande blanche
chargée de corbeaux et dans le corps
du blason, sur fond bleu, un lion d'or
quadridactile. Il s'agit des armes
du Seigneur de Garges. |
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Service Archives - Documentation |
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Consultez, sur place, journaux officiels, textes réglementaires, autres informations
administratives et juridiques. Il est également possible d’accéder au patrimoine
archivistique de la ville : registres paroissiaux et d'état civil à partir du XVIIe
siècle ; délibérations du Conseil Municipal et autres archives de l'administration
municipale depuis la fin du XIXe siècle.
En accès libre à l’Hôtel de Ville
Du lundi au vendredi de 13h30 à 17h15
01 34 53 31 65 |
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